Comment diagnostiquer votre jardin, les maladies des plantes ?

Le jardin compte son lot d’ennemis : plantes adventices ou mauvaises herbes, animaux nuisibles comme certain insectes ou gastéropodes qui se nourrissent des cultures, maladies des plantes transmises par des bactéries, des virus et des champignons… Heureusement, après un bon diagnostic de plante, des solutions concrètes et naturelles permettent de lutter contre ces ennemis en tout genre.

La base de la phytopathologie c’est le diagnostic végétal. Il faut tout d’abord localiser les symptômes visibles susceptibles de toucher n’importe quel organe : feuilles, tiges, racines, fruits, fleurs. Il convient ensuite de décrire le plus précisément ces symptômes. En fonction de l’agent pathogène ou du ravageur, on peut par exemple noter l’enroulement des feuilles, des colorations inhabituelles, des galles, des dessèchements ou encore des pourritures… La seconde étape consiste en une tentative de reconnaissance du problème en se reportant aux grands exemples de maladies amplement décrites dans la littérature spécialisée. A savoir que chaque type de nuisibles à des spécificités culinaires et n’attaque que certaines plantes ! Il est indispensable de comprendre le cycle de vie de votre bio-agresseur pour le combattre…

Quelques exemples d’ennemis et, ou de maladies en fonction des organes végétaux :

Ennemis, maladies des racines

on peut citer le Phytophthora, un champignon de la classe des Oomycètes qui atteint les racines de végétaux plus particulièrement présent lors de la culture hors -sol en conditions humides et sol peu drainé (pots, bacs, jardinières…). Atteinte par le Phytophtora, la plante semble se dessécher avec des flétrissements de feuilles et les racines et le collet est recouvert de pourriture. Cette maladie est grave puisque une fois installée, elle conduira inévitablement à de gros dégâts. Ainsi, seul un sol bien drainé et des traitements préventifs à base d’un fongicide spécifique sont efficaces.

D’autres bioagresseurs sont tout aussi problématiques : la larve de taupins (Agriotes lineatus) dont sont victimes pommes de terre, carottes, fraisiers ; le ver blanc – larve du hanneton qui ronge les racines au printemps – ennemi des potagers ; les taupes et les campagnols des champs – fins creuseurs de galeries et gourmands rongeurs !

Ennemis, maladies des feuilles :

on peut citer les cochenilles où le mâle – rarissime – est le seul à être muni d’ailes alors que la femelle est aptère. Ces insectes piqueurs et suceurs de sève sont recouverts d’une coque (cireuse ou farineuse) leur servant de carapaces. Ils attaquent principalement les arbres et les plantes d’intérieur et sont responsables d’un dessèchement global des feuilles, pousses, rameaux et provoquent aussi l’aspect collant des organes atteints. Favorisées par l’humidité et une température élevée, il est indispensable de détacher de la plante les organes touchés et de les bruler (une plantes trop infestée doit être jetée au risque de contaminer les suivantes…). Des traitements à base de d’huile, de savon et d’alcool sont un premier moyen de lutte à tester. N’oubliez pas l’utilisation des auxiliaires qui mangent les cochenilles comme les coccinelles.
Bien d’autres ennemis existent : cloque, doryphores, maladie des taches noires, mildiou, oïdium, pucerons et psylles sont autant de fléaux pour les feuilles des végétaux

Ennemis, maladies des tiges :

Le chancre botanique, est transmis par des champignons et est responsable de dégâts considérables sur les arbres sensibles comme l’érable, le pommier, l’albizia…. Qu’il s’agisse du chancre coloré, du chancre européen ou du chancre de l’écorce, il pénètre le plus souvent par une blessure et provoque fréquemment un craquement et des bourrelets sur l’écorce. Très difficile à soigner, les chancres peuvent entrainées la mort de l’arbre. Il est conseillez de mettre de la bouillie Bordelaise pour les arbres fruitiers et de cureter les jeunes chancres (puis d’appliquer un mastic de cicatrisation).

Les arbres fruitiers peuvent être touchés par une maladie dévastatrice et rapide : le feu bactérien (Erwinia amylovora) qui semble bruler et qui détruit bouquets floraux, feuilles et fleurs, rameaux…. Les capricornes sont des coléoptères qui infestent arbres et arbustes en y déposant leurs œufs : les larves se nourrissent du bois (repérer les amas de sciure aux pieds des ligneux). La teigne est une larve de papillon qui dévore les tiges des oignons et des poireaux par exemple. Quant au ver gris, il se délecte des bases de tige et du collet des plantes.

Ennemis, maladies des fruits :

les fruits ne sont pas épargnés. La Tavelure du pommier et du poirier par exemple est une infection fongique ayant pour responsable le champignon du genre Ventura. Les fruits prennent alors un aspect non commercialisable, maculés de taches brunes, déformés et crevassés. Pour un arbre infesté, il est obligatoire d’utiliser un fongicide puissant et homologué.
Châtaignes et noix sont touchés par le balanin – coléoptère qui pond ces œufs dans le fruit. Sa larve se développe au cœur du fruit en se sustentant de l’amande, et le balanin adulte mange les feuilles.

Ennemis, maladies des fleurs :

Par exemple, on peut citer les viroses qui sont propagées par les insectes ou transmises lors de manipulations humaines. Elles entraînent des déformations et / ou des changements de coloration des fleurs. Les plantes sensibles sont les tulipes, les pélargoniums, les pétunias… Enfin, n’oublions pas que le gel fane les boutons et que le soleil excessif entraîne un dessèchement des fleurs.

Ainsi, la meilleure prévention contre la propagation des maladies est de toujours brûler les déchets végétaux infectés. Il est également important de désinfecter les outils utilisés pour la taille des végétaux afin de ne pas transmettre une maladie d’une plante à l’autre. Une autre solution préventive à envisager tient dans les rotations de culture. Elles évitent l’épuisement du sol, aident à lutter contre la prolifération des adventices et des organismes tels que les nématodes. On procède de façon systématique à l’association et à l’alternance des cultures pour limiter l’emploi de pesticides. Il est conseillé d’éviter les monocultures et de favoriser les plantes compagnes et les auxiliaires du jardin dont l’effet protecteur est bien réel.

Une fois le mal déclaré, il est nécessaire de passer à la phase curative. On utilise généralement des bactéricides ou des antifongiques selon la nature de l’agent infectieux (bactérie – champignon). Dans tous les cas, pour le bien des sols, des végétaux et des hommes : on donnera la priorité à la lutte bio. A noter, qu’il est cependant préférable d’insister sur la phase préventive afin de permettre aux végétaux de se développer convenablement et de produire des fruits et légumes de qualité.

A noter, qu’il est cependant préférable d’insister sur la phase préventive afin de permettre aux végétaux de se développer convenablement et de produire des fruits et légumes de qualité.

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